Ou sinon, comment apelleriez-vous le fait d'être déçue, déçue par les gens, par leurs attitudes, leur lâcheté, leur timidité, leur coincitude [no comment]... De passer des moments géniaux avec des personnes géniales, avant de vous apercevoir qu'ils ont peur, qu'ils ont la flemme, qu'ils se contentent d'un quotidien tellement monotone, sans projet aucun. La frustration d'avoir plein de choses sympa en tête, mais personne prêt à se bouger, seulement là à attendre que tout tombe tout cuit dans son bec, quitte à rester là, perdu dans une multitude de journées identiques, vides, sans intérêt. Une envie de partage, de fête, de danse, d'abandon de soi, et d'abandon aussi de tous ces préjugés, tous ces petits commentaires acides sans lesquels la vie serait tellement plus jolie. Une envie de partage qui reste bouclée à l'intérieur, qui s'échappe par petites bribes mais jamais entièrement, jamais assez pour sentir ce cri de joie intérieur, cette félicité des moments passés ensemble, libres, magiques ou tout simplement bons, sans artifices. Un sentiment de déception à chaque fois qu'on pense avoir trouvé la perle rare, qui révèle en fait un trou si étroit que seul le bête fil en nylon peut y passer.
C'est nul. Parce que les vraies perles, elles sont loin aussi, trop loin, ou trop inaccessibles.
Suis-je trop exigente ? Suis-je sujette à un horrible complexe de supériorité ? Pour ma part, j'appellerais plutôt ça l'envie de vivre, mais tout le monde ne l'a-t-il pas ? En attendant de pouvoir continuer mon collier...